Vous êtes propriétaire d'une villa sur la Côte d'Azur — Saint-Tropez, Ramatuelle, Gassin, ou ailleurs dans le Var — et vous avez structuré votre patrimoine via une SCI soumise à l'impôt sur le revenu, comme le font beaucoup de propriétaires avisés. Pendant l'été, vous donnez ce bien en location meublée saisonnière via Airbnb, une agence spécialisée ou une plateforme de luxe. Cette situation vous semble parfaitement normale. Elle l'est peut-être — ou peut-être pas. C'est précisément là que commence le risque de redressement fiscal pour une SCI sous location meublée saisonnière.
Une SCI soumise à l'impôt sur le revenu est parfaitement adaptée à la location nue — c'est sa vocation naturelle. Le problème survient dès qu'elle pratique de la location meublée saisonnière, même occasionnellement. La SCI sous location meublée exerce en effet une activité commerciale au sens fiscal — et une activité commerciale exercée par une SCI à l'IR la fait basculer vers l'impôt sur les sociétés, qu'elle le veuille ou non. Ce glissement peut se produire progressivement, sans que personne — ni le propriétaire, ni son notaire, ni son comptable — ne l'ait anticipé.
C'est le risque que personne ne mentionne au moment de signer le bail de saison. Lorsque l'administration fiscale requalifie une SCI sous location meublée en société commerciale soumise à l'IS, elle peut procéder à un redressement fiscal portant sur la plus-value latente du bien — c'est-à-dire la différence entre sa valeur actuelle et son prix d'acquisition. Sur une villa qui vaut aujourd'hui 3, 5 ou 10 millions d'euros sur la Côte d'Azur, le calcul peut atteindre des montants considérables. Et il peut intervenir des années après les premiers faits — parfois juste avant que la prescription ne ferme la porte à l'administration.
La jurisprudence récente près de Saint-Tropez montre que ces contrôles sont réels et que l'issue du redressement fiscal dépend de détails contractuels que peu de propriétaires maîtrisent.
Depuis quelques années, les plateformes de location meublée saisonnière — Airbnb, Le Collectionniste et d'autres plateformes d'ultra-luxe — sont soumises à une obligation déclarative annuelle auprès de l'administration fiscale française. Elles transmettent automatiquement les revenus perçus par leurs clients. Concrètement, cela signifie que l'administration dispose aujourd'hui d'une information précise et exhaustive sur les revenus de toute SCI sous location meublée saisonnière — sans avoir besoin de déclencher un contrôle pour les obtenir. Le ciblage des dossiers à risque n'en est que plus facile.
Certains propriétaires font le pari que "ça ne se verra pas" ou qu'"il sera trop tard dans quelques années". C'est une erreur d'appréciation. La prescription fiscale peut être suspendue ou allongée dans des configurations que l'administration sait identifier. Un redressement fiscal sur une SCI sous location meublée peut intervenir bien au-delà des délais que vous imaginez. Attendre n'est pas une stratégie — c'est un risque supplémentaire.
La bonne nouvelle, c'est que des montages juridiques permettent de continuer à louer en meublé saisonnier sans exposer votre SCI sous location meublée au risque de requalification. Et pour les situations déjà constituées, des stratégies de régularisation existent. Maître Raphaël Alliot, avocat fiscaliste à Nice, accompagne les propriétaires de la Côte d'Azur dans l'analyse de leur situation et la mise en place de solutions adaptées — avant que l'administration ne frappe à la porte.
Que vous résidiez à Saint-Tropez, sur la Côte d'Azur ou ailleurs, contactez le cabinet Raphaël Alliot, avocat fiscaliste à Nice.